Qualité de l'air : bilan et solutions

Publié le 11 Septembre 2012

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) vient de publier son bilan 2011 de la qualité de l’air en France. Pour plusieurs polluants, le point de mesure entre Paris et Gentilly est un des principaux points noirs. Ainsi, il ne fait aucun doute que nous Gentilléens, entourés par des voies de circulations les plus fréquentées d’Europe, faisons partie des 12 millions de Français exposés à des concentrations excessives de particules fines. Le trafic automobile génère la plus grande partie de ces particules qui pénètrent profondément dans les voies respiratoires. En 2008, sur www.ps-gentilly.org, nous attirions l’attention sur un rapport d’AIRPARIF sur la pollution à proximité du périphérique, dans le secteur de la porte de Gentilly. L’étude montrait que la pollution dans les immeubles est presque aussi importante qu’à l’extérieur, cela dans une zone où l’on trouve notamment la maison de retraite du Sacré Coeur ou le stade Charléty.fumes_automobile.jpg

Selon des études officielles françaises la pollution de l’air diminue l’espérance de vie de 9 mois et coûte chaque année de l’ordre de 400 à 500 € par habitant sans même prendre en compte les conséquences sanitaires les moins graves. Quelles sont les solutions ? :
•En France plusieurs villes dont Paris, Saint-Denis et Lyon sont volontaires pour expérimenter des Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air. Ces ZAPA concerneraient des villes ou des groupements de communes de plus de 100 000 habitants où la qualité de l’air est mauvaise : leur accès serait restreint, voire interdit pour les véhicules ne répondant pas à certains critères sur leurs émissions polluantes. 180 villes européennes (d’abord en Suède, puis en Italie, en Allemagne, dernièrement Lisbonne…) ont déjà mis en place des « Zones à faible émission », parfois au moyen de péages urbains, avec succès : réduction sensible de la pollution, bonne acceptation en dépit des réticences initiales. À condition d’augmenter en parallèle les alternatives à la voiture en particulier pour les ménages modestes, pourquoi pas une ZAPA pour notre Communauté d’agglomération ?
•Certains considèrent que le stationnement payant (bientôt à Gentilly) peut être une alternative aux ZAPA. On pourrait imaginer par exemple un prix de stationnement croissant avec les émissions polluantes.
•Interdiction des poids lourds dans certains quartiers (attention toutefois à ne pas favoriser l’implantation des surfaces commerciales loin de Paris et l’utilisation de la voiture qui en découle).
•Selon l’ADEME si on réduisait de 10 km/h la vitesse pour les véhicules légers en France, on diminuerait de 4 millions de tonnes les émissions de CO2 en économisant 1,25 millions de tonnes de carburant. La qualité de l’air serait meilleure à Gentilly si la vitesse maximale autorisée sur le périphérique était de 50 km/h.
•La couverture des infrastructures routières, comme pour l’A6b, réduit de manière salutaire la pollution sonore et relie des quartiers. Mais sans traitement adéquat de l’air vicié elle ne fait que concentrer la pollution aux sorties de tunnels et damiers phoniques.
•Faute de place citons d’autres pistes : les véhicules électriques, le covoiturage, le télétravail, l’aménagement du territoire pour lutter contre l’étalement urbain, l’éco-conduite (rouler en limitant les freinages et en 5e dès 50 km/h,…), et la végétalisation des rues et des murs car parmi leurs nombreuses qualités les plantes et les arbres ont celle de fixer les polluants !

 

Publié dans Vivre à Gentilly de septembre-octobre 2012

Rédigé par Guillaume

Publié dans #Développement durable

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